Les tanneries anonymes des Nations Unies de Chania Crète

Les tambours rotatifs remplis d'eau, de tanins et de peaux.
Il semble y avoir tellement de gens qui n'ont jamais entendu parler des tanneries de La Canée .
Le procédé de tannage à La Canée est resté inchangé au fil des ans. Les artisans utilisent des techniques traditionnelles dans les tanneries et se spécialisent dans le tannage des peaux de vache, de chèvre et de mouton. Pour commencer, il faut faire tremper la peau brute dans l'eau afin d'éliminer les saletés et les impuretés. Une fois la peau nettoyée, les tanneurs la transforment en un cuir souple et doux.
La première étape du tannage consiste à traiter la peau avec un mélange de sel, d'eau et de chaux. Ce procédé permet d'éliminer le poil et de neutraliser les bactéries présentes sur la peau. Ensuite, la peau est trempée dans une solution d'eau et de tanins. Les tanins, extraits de la base du gland, servent à conférer au cuir la texture et la couleur souhaitées.

La vieille machine qui entame la finition du cuir
Les tanneries ont offert des emplois à des générations d'artisans qualifiés, et leurs produits étaient réputés dans le monde entier. En 2018, les Nations Unies ont reconnu leur importance culturelle et les ont inscrites sur la liste du patrimoine culturel immatériel.
La tradition du tannage à La Canée remonte à l'occupation ottomane de l'île, qui débuta au XVIIe siècle. La forteresse vénitienne, construite au XVIe siècle, servait de rempart aux tanneries situées à ses pieds, afin d'empêcher les eaux usées de polluer le réseau d'eau potable de la ville. Malgré ces contraintes, l'industrie du tannage prospéra grâce à la demande croissante d'articles en cuir.

Enfin, on tape sur la peau pour améliorer sa souplesse.
Aujourd'hui, les tanneries continuent de fonctionner, mais beaucoup moins qu'auparavant, seules une ou deux restant ouvertes.
Les tanneries faisaient partie intégrante du tissu social et économique de la ville. Les artisans qui y travaillaient étaient hautement qualifiés et maîtrisaient parfaitement les techniques ancestrales transmises de génération en génération. Les tanneries employaient également des centaines de personnes dans la région et constituaient une source de revenus essentielle pour de nombreux commerces locaux.
La reconnaissance des tanneries par les Nations Unies constitue une avancée majeure pour les habitants de La Canée. Elle témoigne de l'importance de la préservation du patrimoine culturel et rappelle le rôle essentiel que peuvent jouer les industries traditionnelles dans la société moderne. Cette reconnaissance salue également l'histoire de la ville et sa contribution significative à l'artisanat mondial.
Désormais, le défi consistera à concilier la préservation de ces techniques ancestrales et les exigences d'une économie moderne.
En conclusion, les tanneries de La Canée constituent un riche patrimoine culturel reconnu par les Nations Unies. Cette industrie a joué un rôle essentiel dans l'histoire et l'économie de la ville, et il est crucial d'en préserver la mémoire pour les générations futures.
La reconnaissance par l'ONU constitue une avancée majeure, et le défi consiste désormais à garantir la pérennité, la compétitivité et la viabilité des tanneries restantes dans un monde en pleine mutation. À l'ouest de la Crète, La Canée était jadis un centre névralgique de l'industrie du cuir, fournissant des articles à toute l'Europe. Cependant, ces dernières décennies, le secteur a connu un déclin brutal, entraînant la fermeture de centaines de tanneries ; en 2023, une seule restait en activité.
L'industrie a connu un essor considérable au début du XXe siècle, avec plus de 200 tanneries en activité dans la ville. Cependant, la baisse de la demande d'articles en cuir et le durcissement de la réglementation ont entraîné son déclin. L'utilisation de matières synthétiques et l'émergence de marchés de main-d'œuvre à bas coût dans d'autres pays ont également contribué à la disparition des tanneries de La Canée.
Bien qu'étant la dernière tannerie du district de Tabakaria, elle demeure un véritable joyau qui perpétue l'art traditionnel du travail du cuir. Transmise de génération en génération depuis sa création en 1900, sa continuité témoigne du dévouement et de la passion de ses propriétaires actuels.

Piles de peaux finies
La tannerie est devenue une attraction touristique prisée, attirant des visiteurs venus de loin pour découvrir les méthodes traditionnelles de fabrication du cuir, transmises de génération en génération. Les visiteurs peuvent observer le processus de fabrication du cuir de près ou acheter certains des produits magnifiquement confectionnés sur place.
La tannerie, cependant, est confrontée à plusieurs défis liés à son fonctionnement à l'ère moderne. L'un des plus importants est le manque d'intérêt des jeunes générations pour perpétuer cette tradition. Les propriétaires de la tannerie s'inquiètent de l'avenir de leur savoir-faire, car les jeunes ne manifestent plus d'intérêt pour l'apprentissage de cet art.
La concurrence accrue des matériaux synthétiques moins chers, facilement disponibles sur le marché mondial, a également menacé l'avenir des tanneries. Ces matériaux synthétiques ne peuvent égaler la qualité du cuir véritable, mais leur faible coût en a fait une alternative attrayante pour de nombreux consommateurs.
En conclusion, les tanneries de Tabakaria témoignent de la beauté et de la vitalité des savoir-faire ancestraux. Dernière tannerie du district, elle est devenue bien plus qu'une simple entreprise : un symbole de tradition, d'innovation et de communauté. Animés d'un profond engagement envers la production de produits de haute qualité et d'un esprit d'entreprise remarquable, ces artisans continuent d'inspirer et d'émerveiller les visiteurs du monde entier.
Les tanneries se trouvent au nord-est de la ville, juste à l'est de Koum Kapi
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